ASTROMETRIE

p Publication du Catalogue Hipparcos

C'est le fait majeur dans ce secteur, et il correspond à un résultat qui fera date dans l'astronomie du XXe siècle. En bref, le Catalogue construit sur la mission principale contient les solutions astrométriques et photométriques pour plus de 118000 étoiles avec les précisions respectives de 0.001 seconde de degré et 0.001 magnitude. La mission Tycho construite sur les données du repéreur d'étoiles a abouti à un catalogue de plus d'un million d'objets avec une photométrie en deux couleurs. Cette publication a eu lieu avec un calendrier conforme aux prévisions de 95 dans le projet de contrat quadriennal. Les résultats sont maintenant à la disposition de l'ensemble de la communauté astronomique et accessibles par les réseaux. Il s'agissait d'une coopération européenne impliquant de nombreux laboratoires, mais ce n'est pas faire preuve d'autosatisfaction abusive de souligner le rôle du CERGA qui a été de première importance dans toutes les phases de la mission allant de la définition, la simulation et le traitement des données jusqu'à la réalisation de la publication. Les citations détaillées dans la documentation le prouvent amplement.

p Arrêt de l'Astrolabe photoélectrique

Cette opération d'astronomie fondamentale au sol a été arrêtée au début de 1997. Cette possibilité était évoquée dans le quadriennal pour 1997 selon les perspectives scientifiques. L'arrêt est effectif depuis le 1/01/97 avec redéploiement de postes vers la télémétrie laser. L'instrument a été démonté et on a constitué un dossier technique complet en vue de son déplacement au Brésil en 1998. L'opération est en bonne voie.

p Métrologie Solaire

Le groupe du CERGA dirigé par F. Laclare, et maintenant par C. Delmas, demeure la référence mondiale dans le domaine de la mesure absolue et en continu du diamètre solaire, et ceci depuis près de vingt ans. Il s'agit de métrologie fine à la recherche d'un signal de variabilité à la limite des erreurs systématiques. Les observations impersonnelles se sont poursuivies sur l'astrolabe à prisme variable du Calern et confirme le parfait accord entre les séries d'observations visuelles et celles réalisées avec le CCD analogique. Un nouvel instrument spécialisé pour les mesures du diamètre solaire, et largement financé par une action spécifique du Ministère, est en cours d'assemblage. Il est basé sur une acquisition par CCD numérique qui est en cours de qualification. Le début de fonctionnement est prévu en fin 98. L'exploitation astrométrique des ving années d'observation a pu être faite avec un étudiant en thèse brésilien en 1995-1996. Les coopérations avec le Brésil, l'Algérie et la Turquie sont très actives dans ce secteur. Les résultats de l'héliomètre du Pic du Midi ont été corrélés avec ceux de l'astrolabe du Calern.

p Application des méthodes multi-échelles aux catalogues

C'est une activité de développement de méthodes de traitement du signal avec création de logiciels largement diffusés et analyse des données en cosmologie observationnelle. Les domaines abordés concernent l'analyse multi-résolution, la restauration et compression d'image, les méthodes de vision. Le passage aux applications astronomiques sur les catalogues de galaxies (identification et comptage de sources) ou sur les amas est effectif avec de très beaux résultats sur la structure et la dynamique du supermas de Shapley. On doit noter l'arrivée au 1/10/97 d'un chercheur (CR1) en provenance de la région parisienne. C'est aussi dans cette équipe qu'ont lieu les travaux d'analyse des clichés CCD pour la détection des débris spatiaux dans le cadre d'une collaboration avec le CNES.

p Occultations stellaires

En dépit de grosses difficultés instrumentales autour de la voie infra-rouge, les deux années passées ont conduit à une participation aux campagnes d'observation des phénomènes mutuels de Jupiter et de Saturne, organisées par le Bureau des Longitudes. Les diamètres stellaires mesurés ont une précision comprise entre 2 et 10 millisecondes de degré et dans un cas, on distingue la variation du diamètre avec la longueur d'onde. Quant aux mesures de binaires, la séparation limite atteinte est de 3 millisecondes de degré. Bien que limité par nature aux étoiles voisines de l'écliptique, cette méthode a des performances qui la mettent au niveau des mesures interférométriques avec une technique totalement indépendante. A la fin 1997, l'équipe a obtenu ses premières observations avec la nouvelle voie infrarouge.