ASTROMETRIE AU SOL ET DANS L'ESPACE

 

p Études et mobilisation pour GAIA

L'accélération brutale du calendrier préparatoire pour la mission d'astrophysique galactique GAIA a des conséquences importantes sur l'activité du CERGA et est l'un fait majeur pour la prospective des dix ans à venir, bien au delà du CERGA et de l'OCA. Très brièvement, cette mission venant dans le sillage de HIPPARCOS, se propose d'utiliser les méthodes de l'astrométrie globale pour observer environ un milliard d'objets dans et hors de la Galaxie avec une précision astrométrique de 10 µas pour V=15. A court terme, nous sommes engagés auprès de l'ESA pour participer à la définition du projet et à la remise du document de proposition à la fin de 1998. Ce document comportera déjà les conclusions des industriels sur la faisabilité technique, compte tenu des objectifs scientifiques. Un groupe mixte CERGA-FRESNEL travaille sur la simulation du signal, l'extraction de la phase et la compression des données à bord. L'activité locale doit servir de point de départ à une mobilisation plus large en France pour donner les meilleurs chances au projet dans la compétition à venir.
 

p Démarrage de l'instrument solaire Doraysol au Plateau

La troisième génération de l'instrument de mesure du diamètre solaire est en route et la mise au point devrait s'étendre sur 1998. L'objectif à deux ans est de lancer un programme d'observations du Soleil quasi automatique avec un grand nombre d'acquisitions quotidiennes et ce, pour au moins un cycle solaire. L'équipe est malheureusement très fragile sur le plan technique et un poste d'ingénieur sur ce thème apparaît comme une des priorités du département.

Dans le même secteur, les observations à l'héliomètre à balayage seront poursuivies au Pic du Midi pour l'étude de l'aplatissement solaire et ses corrélations avec d'autres paramètres de l'activité solaire. Une étudiante a débuté en novembre 1997 un travail de thèse sur le problème de l'aplatissement et de possibles mesures spatiales.
 

p Applications des méthodes de vision multiéchelle

Le développement des modèles de vision, en particulier dans le domaine de la classification et de la reconnaissance automatique des objets, sera poursuivi. Ceci va de pair avec l'application de ces modèles aux images astronomiques grand champ pour l'étude des grandes structures, en particulier du superamas de Shapley et de son extension à basse latitude galactique. Ces travaux sur les comptages automatiques de galaxies par un modèle de vision sont d'un grand intérêt pour l'exploitation de MEGACAM. Les techniques de compression d'images par les méthodes multi-échelles sont aussi très prometteuses pour la compression des données à bord de GAIA et il faut valoriser l'expertise de cette équipe dans ce cadre. Une suite au projet de détection des débris spatiaux est en bonne voie d'aboutir mais reste suspendue à l'avenir du télescope de Schmidt du Plateau de Calern, c'est à dire pour l'essentiel aux financements qui pourront être mis en place.
 

p Astronomie grand champ

L'installation de l'instrument TAROT au plateau de Calern est une opportunité que le CERGA doit saisir pour effectuer des recherche d'objets variables (variabilité spatiale ou temporelle) en mode automatique sur les champs acquis par TAROT en mode surveillance et coupler ces recherches avec des travaux en astrométrie de masse, qui devraient être développés autour du télescope de Schmidt. Bien que le thème scientifique principal de TAROT ne rentre pas dans les objectifs premiers du CERGA, il est souhaitable qu'une interaction importante ait lieu entre cette équipe et les ingénieurs et techniciens du Laboratoire. De plus les méthodes de traitement à mettre en oeuvre sont à rapporcher des besoins de la mission GAIA et peuvent servir de terrain préparatoire.
 

p Voie IR pour les occultations

L'instrument TELOC installé sur le télescope laser-Lune continue à bien fonctionner mais n'atteindra sa pleine productivité sur les étoiles qu'avec une voie dans l'infrarouge. Une solution nouvelle a été trouvée (un détecteur infrarouge installé en 1997) afin de rétablir une bonne couverture spectrale des observations simultanées sur plusieurs canaux. L'objectif est de passer rapidement à une phase opérationnelle avec cette nouvelle installation. Il s'agit d'une instrumentation peu coûteuse qui doit être exploitée de façon systématique pour la production de diamètres stellaires en parallèle avec les méthodes interférométriques.